Le tournage sera éprouvant pour tous les participants. Les nombreuses scènes de violence requièrent de longues heures de maquillage et le temps réduit pour filmer l'intégralité du dense scénario nécessite de longues journées de tournage. Entouré d'une équipe de fidèles collaborateurs, Miike réussit pourtant à aller jusqu'au bout de ses idées. Respectant l'univers singulier de son auteur, il réussit le difficile pari de rendre les vils anti-héros parfaitement attachants et de transcender la représentation d'une violence tout sauf gratuite.
Ce qui ne suffira pourtant pas à éviter les foudres de la censure. Œuvre risquant à l'origine d'être interdite de diffusion, les producteurs réussissent à faire accepter une version amputée d'une bonne vingtaine de minutes, qui sera exploitée dans de très nombreux pays.
La France est désormais parmi les rares pays à bénéficier d'une sortie de la version intégrale, respectant parfaitement la singulière vision de Takashi Miike.